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EMPLOI DES CHARS D'ASSAUT PAR LES ALLEMANDS.



Au cours de leurs offensives, les Allemands ont employé les chars d'assaut dans différents secteurs.

Le 27 mai, dans la région de la Miette, il semble que 20 chars ont été employés sur le front tenu par deux divisions anglaises; devant l'une des divisions, ils marchaient à hauteur de la première vague d'infanterie; devant l'autre, ils suivaient cette première vague et facilitèrent sa progression en complétant des
destructions de fils de fer et en réduisant des nids de mitrailleuses. Il ne parait pas que les chars d'assaut aient avancé très loin dans les positions attaquées.

Le ier juin, devant Reims, 25 chars coopérèrent à une attaque; ils avançaient indépendamment de l'infanterie et avaient pour mission la destruction des organisations de 4nquemeht. L'attaque échoua complètement, et 8 chars d'assaut restèrent sur le terrain.

L'action de l'infanterie en liaison avec tes tanks est définie par un ordre signé Ludendorf, en date du 19 mai 1918, qui est le suivant :
I. La mission des tanks est analogue à celle des batteries d'accompagnement. Elle consiste : 

a. A contre-battre les points d'appui, les mitrailleuses, et les centres de résistance ennemis ;
b. A soutenir l'infanterie dans la ftitte au moment des contre-attaques ennemies.

IL Une prompte exploitation, par l'infanterie, de l'effet produit par les tanks a une importance décisive pour le succès.

La situation du combat décide de la place de l'infanterie, devant, avec ou derrière les tanks. 
Pour l'attaque à courte distance, l'infanterie et les tanks progresseront en liaison étroite. Sur de longs parcours, la vitesse des tanks ne suffit pas pour se tenir à hauteur de l'infanterié. Ce retard passager ne doit pas arrêter l'infanterie; ceile-ci doit poursuivre

l'exécution de sa mission aussi rapidement que possible, indépendamment de la progression des chars d'assaut.

L'infanterie vient-elle à stopper devant des îlots de résistance, aussitôt les tanks franchissent la ligne d'infanterie et se portent en avant pour opérer la réduction de ces îlots.

Les positions que l'artillerie n'aurait pu prendre sous son feu, les nids de mitrailleuses à contre-pente par exemple, ou qui n'auraient pu être reconnues (positions de flanquement surgissant tout à coup) doivent être mises hors de combat par une prompte intervention des tanks. L'infanterie devra coller derrière eux; les tanks ne peuvent, à eux seuls, rester maîtres du terrain conquis.

Pour la défense contre les contre-attaques, les tanks s'élancent de la place même où ils se trouvent au moment où elles se déclenchent, et se tournent contre les fractions ennemies qui auraient réussi à pénétrer dans nos lignes. La coopération des tanks avec les contre-attaques de notre infanterie est ainsi réalisée au mieux.

Il est très important que l'infanterie et les chars d'assaut restent en contact étroit et que les chefs des, deux armes confèrent personnellement pendant la bataille.

Le personnel des tanks, lorsque leur véhicule est mis hors de combat, doit prendre part à l'attaque comme stosstrupp, avec ses mitrailleuses et ses carabines.

Source; Bulletin de renseignements de l'artillerie / Grand quartier général des armées, Direction générale de l'instruction de l'artillerie aux armées du 1er janvier 1918

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