Les Frères BOCHET
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En 1890, le père Joseph.Maxime. BOCHET né à Beaufort-sur-Doron (Savoie) (Il décède en 1923 à l’age de 71 ans) créé les Tanneries, spécialisées dans le cuir à semelle. Ce sont 40 000 m2 de bâtiments aux toitures et aux fenêtres rouges qui s’étendent sur la rive gauche du Gave à Gelos. La famille réside 11 rue Samonzet à Pau.

Joseph Eugène maxime BOCHET est né le 11 mai 1890 à Oleron,

Après des études au lycée Louis Barthou de Pau, en 1909 Joseph Eugène maxime BOCHET s’engage pour trois ans, classe 1908, matricule 1316. Il devient Caporal le 25 septembre 1910, Sergent en septembre 1911. Il est rappelé aux armées, il arrive le 6 août à la 1ere Cie du 1er Bataillon du 18e Régiment d’infanterie (Pau). Une nouvelle promotion comme Adjudant le 10 septembre 1914.

Il disparaît le 16 septembre 1914 au Combats de La Ville au Bois. Il est en fait, prisonnier par les allemands. Il sera rapatrié le 9 juin 1917. Il est démobilisé le 10 juillet 1919. Il obtient la citation suivante : Sous-officier modèle, s’est brillamment conduit aux combats de Marbaix (Belgique) le 23 août 1914 et de Guise (29 août 1914) donnant à tous le plus bel exemple de courage, de calme et de sang-froid. Croix de guerre étoile d’argent.

Son frère Jean Baptiste est né le 5 Janvier 1894 à Pau. Engagé volontaire pour 3 ans le 17 mars 1913 sous le matricule N°1229. Il passe caporal le 9 novembre 1913. Le 1er septembre 1914 il est nommé au grade de Sergent.

Maxime BOCHETJean Baptiste BOCHET

Jean Baptiste est également au 18e RI à la 2e Cie est fait prisonnier le même jour à La Ville au Bois.

Il se retrouve avec son frère au camp des prisonniers de guerre à Munster. Il est rapatrié au titre des grands blessés de guerre le 2 février 1916. Il décède à Pau le 15 janvier 1917.

Il n’a pas de fiche sur le site internet de «Mémoire des Hommes», il ne semble pas avoir obtenu la mention «Mort pour La France» Son nom ne figure pas sur le  Livre d'Or de la ville de Pau. Jean Baptiste BOCHET est inscrit sur le monument aux morts du lycée Louis Barthou de Pau.

Le journal L’Indépendant des Basses Pyrénées lui consacre un article

SECTION PALOISE

Mort pour la France,

Nous apprenons, avec une peine profonde, la mort de notre cher ami, Jean-Baptiste Bochet, sergent au 18° d’infanterie, décédé des suites d’une implacable: maladie, contractée durent sa douloureuse captivité en Allemagne.

Blessé grièvement en septembre 1914,à la bataille de la Ville-au-Bois, notre héroïque camarade fut ramassé sur le champ de. bataille par les infirmiers allemands, après 48 heures de souffrances

intraduisibles. Soigné à Düsseldorf où il resta de longs mois dans un hôpital, il partit ensuite au camp de représailles de Soldat où il eut l'ardente joie do retrouver son frère Maxime fait comme lui, prisonnier à la Ville-au-Bois.

Les deux frères, tendrement unis, vécurent quelque temps ensemble au camp d’Erfurt, d’où notre ami regretté fut évacué sur la Suisse comme grand malade.

Revenu en France, dans son cher petit coin de Béam Hochet, malgré les soins les plus affectueux et les plus assidus d’une famille durement éprouvée, n’a pu surmonter la maladie impitoyable qui le minait.

Il s’est éteint, doucement, au milieu de la désolation des siens auxquels il recommandait surtout de ne pas le regretter « car il avait la grande joie de donner ! sa vie pour la France .

Ces dernières paroles définissent bien cette nature d’élite et expliquent les regrets unanimes que laisse ce charmant et doux garçon, d’une loyauté parfaite. Ses anus, péniblement affecté par sa

disparition, gardent un immuable souvenir du brave enfant qu’était Jean-Baptiste Bochet parce qu’il caractérisait, dans tout ce qu’elle a de plus noble, notre race béarnaise vaillante et généreuse. ,

A ses parents désolés, à notre ami M. Bochet, à M. Dulau, le dévoué Président de la Section paloise, à notre cher camarade Maxime Bochet, interné ou Suisse, nous offrons l’expression de nos condoléances les plus sympathiques et nous les prions de croire à la part sincère que nous prenons à leur navrante douleur.

 

Sources :

- Gallica

- Archives Départementale des Pyrénées Atlantique

- CICR

https://randonneesperiurbaines.fr/wp-content/uploads/2019/06/Restitution-tourneegenerale-light.pdf 

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