La Musette
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 Au lieu dit « la Musette ». on  domine, à l’ouest, le bois des Buttes et, plus au sud, le bois des Boches, limité par
la route nationale.

En 1916, les Français possédaient la majeure partie de cette région boisée. Les Allemands, craignant qu’une a ttaque française ne puisse, à la faveur du couvert, s’assembler et déboucher en direction de l’est et du nord-est, avaient fortifié particulièrem ent la route N. 44, sur ce point dominant, de la Musette à la vallée de la Miette. Six énormes blockhaus en béton arm é furent édifiés. C’étaient six cubes percés d ’un large créneau.
Chaque blockhaus comprenait une casemate pour mitrailleuses et sous la casemate un abri enfoui profondément. Se flanquant réciproquem ent en croisant leurs feux, ces blockhaus étaient reliés entre eux et avec les organisations arrière par de profonds boyaux et des galeries souterraines.
Ils furent, au cours de l’offensive française du 16 avril 1917, un sérieux obstacle. Débordés au sud et même à l’est la première journée, les occupants continuèrent à résister, rendant précaire par leurs feux de flanc l'installation des Français sur le terrain conquis.
Le lendemain soir 17, un bataillon du 113 e de ligne, en liaison, à gauche, avec des éléments du 313e et du 4 e, fut chargé d ’enlever ces blockhaus.
Le bataillon, dans la nuit tom bante, s’élance au chant du régiment, «Voilà le 113e qui passe », et progresse à droite et à gauche de là RN. 44, abordant à coups de grenades les abris creusés sous la chaussée. *
L ’ennemi surpris d ’abord par la rapidité de l’attaque, se ressaisit et les mitrailleuses crépitent. Un des blockhaus, attaqué à la grenade, et rempli de munitions, explose avec un bruit formidable, faisant le vide autour de lui, projetant au loin des blocs énormes de béton.
Malgré ses pertes, le bataillon poursuit sa tâche. A 21 heures, la N. 44, les ouvrages de Cologne et Hanovre, à l’est de la route, sont enlevés.

Le bataillon progresse jusqu’au carrefour de la Musette; le lendemain matin
il s’y relie avec le 31e RI
L’encerclement du bois des Boches, auquel ont achevé de collaborer le 313e et une compagnie du 4 e RI, est terminé. Le nettoyage s’achève dans la nuit et donne 400 prisonniers, dont 10 officiers, en même temps qu’une
grande quantité d’armes, d’engins et de munitions. 

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