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Les Amis du Bois des Buttes
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Notre association se propose de contribuer à la promotion d’un site méconnu du front du Chemin des Dames et de faire connaître les événements historiques qui en font dès septembre 1914, en mars-avril 1916, en avril-juin 1917 et en mai 1918, un haut-lieu de la Première Guerre mondiale dans l’Aisne.

13 septembre 1914 Groupe cycliste
Article mis en ligne le 6 juillet 2025

GROUPE CYCLISTE de la 10e DIVISION DE CAVALERIE (Historique)

Reconnaissance de Sissonhe (13 septembre).

Poursuite de l’ennemi sur le plateau au nord-est de Fismes. A Roucy, se voient de nombreux vestiges de la retraite allemande : matériel et munitions abandonnés sur les bas-côtés de la route suivie. L’Aisne est franchie sans difficulté à Pontavert. L’avance se poursuit à travers la plaine des Ardenries, ? parsemée de bouquets d’arbres. A Amifontaine, quelques retardataires ennemis sont faits prisonniers. Le camp de Sissonne est traversé sans incident. Toute la division cantonne à Sissonne où ’sont capturés quatre officiers d’état-major allemands qui étaient chargés d’assurer la liaison entre deux armées. La division est isolée à 20 kilomètres au-delà des premières lignes ennemies qu’elle a traversées par une large fissure : sa situation est précaire.

 Les ordres de repli arrivent, le 14 au matin, et la division commence son mouvement dans la matinée. Le groupe la couvre et s’installe défensivement autour de Sissonne ; un peloton est poussé jusqu’à Marchais, au nord-ouest de Sissonne. Vers 15 heures, nous battons en retraite par échelons ; les pelotons se protègent mutuellement, sous les yeux des cavaliers ennemis.
La division est menacée d’être coupée sur l’Aisne. A partir d’Amifontaine, le mouvement s’effectue avec des difficultés croissantes. L’artillerie nous canonne du nord et du sud. Il faut prendre des formations très dispersées qui évitent les pertes, mais nous retardent. A Juvincourt, nous nous échelonnons encore davantage. La boue et le vent rendent la marche des plus pénibles.
La Ville-aux-Bois dépassée, le groupe se trouve protégé par des troupes du 18e corps qui creusent des tranchées sous le feu de l’artillerie lourde ennemie.

La division est menacée d’être coupée sur l’Aisne. A partir d’Amifontaine, le mouvement s’effectue avec des difficultés croissantes. L’artillerie nous canonne du nord et du sud. Il faut prendre des formations très dispersées qui évitent les pertes, mais nousretardent. A Juvincourt, nous nous échelonnons encore davantage. La boue et le vent rendent la marche des plus pénibles.
La Ville-aux-Bois dépassée, le groupe se trouve protégé par des troupes du 18e corps qui creusent des tranchées sous le feu de l’artillerie lourde ennemie.