Le 24e RAC est devant Craonne où il subit, pendant 4 jours, l’assaut de troupes fraîches arrivées de Belgique. La position est trop désavantageuse pour le 18e Corps d’Armée ; il faut se replier sur Pontavert où, le 15 septembre, le 24e Régiment, sauve, par une manœuvre hardie, la situation. Cédant sous le nombre, notre infanterie abandonne La Ville-an-Bois,
Le 57e RI tente vainement de se maintenir à Corbény ; soumis à un tir réglé d’artillerie lourde ennemie, contre-attaqué violemment sur son flanc par un ennemi nombreux qui cherche à le couper des ponts de l’Aisne, averti qu’il ne doit compter sur aucun secours, le 57e RI doit se résoudre à la retraite. Il se replie lentement, par échelons et vien s’établir en bordure nord des bois de la Ville-aux-Bois.
-Combats de La Ville-aux-Bois (14-18 septembre 1914)
Le Régiment reçoit l’ordre de tenir « coûte que coûte » sur la position occupée ; cette résistance devant être mise à profit pour permettre aux divisions de droite de franchir l’Aisne.
Pendant cinq jours, avec un calme héroïque, le 57e RI tout en supportant de violents bombardements,
s’efforce, par une défense opiniâtre et de nombreuses contre-attaques, de conserver les emplacements qu’il a pour mission de tenir ; ce sont cinq jours de lutte opiniâtre.
Dans la nuit du 14 au 15, les compagnies s’emploient, avec des outils de fortune trouvés dans le
village, à creuser des tranchées.
Le 15, septembre le village de la Ville-aux-Bois, défendu par le 3e bataillon, passe trois fois de mains en
mains ; de violents corps à corps ont lieu pendant toute l’après-midi, chaque rue, chaque maison est défendue pied à pied ; à la nuit, l’ennemi, qui a reçu de nombreux renforts, reste maître du village ;
nous lui avons cependant fait 150 prisonniers.
Le 45e RI BATAILLON MARCONNET (3e Btn)
Marche en retraite à travers champs vers l’AISNE par JUVINCOURT.
Le btn a l’ordre de franchir le plus tôt possible l’Aisne, il évite LA VILLE AUX BOIS et franchit l’Aisne à PONTAVERT
Halte à PONTAVERT
Embarquement vers 21h à ROUCY
Marche par MAIZY – VILLERS en PRAYERES – FISMES – CORLANDON – ROMAIN
Arrivée à VANTELAY le 15 septembre à 9 heures. On ne reverra plus le 45e RI dans le secteur de LaVille aux Bois au cours de la guerre
Cette aventure dans les lignes allemande aurait pu finir de façon tragique pour la 10e Division de cavalerire
JMO de la 10e DC pour la journée du 14 septembre
- 20e Régiment de Dragons
le 3ème Escadron du 20ème Dragons et deux Pelotons de Chasseurs Cyclistes doivent marcher sur le village de MARCHAIS et l’occuper pour tenter de contenir des Troupes ennemies signalées en retraite vers le Nord. Le Peloton du Sous-lieutenant CHAMBE assure l’avant-garde du détachement.
Le Capitaine RIONDEL du 1er Escadron
À 1.200m de MARCHAIS, le Capitaine De LANGLOIS charge le Chef des Pelotons Cyclistes d’y effectuer une reconnaissance et de commencer à organiser la défense du village si aucune troupe ennemie n’y est présente. Quant au 3ème Escadron, il reste en couverture, prêt à intervenir le cas échéant et envoie le peloton du Sous-lieutenant CHAMBE en reconnaissance sur la voie ferrée REIMS-LAON où d’éventuelles troupes allemandes en
retraite sont attendues.
Une fois arrivés à un passage à niveau, les Dragons du Peloton CHAMBE mettent pied à terre et se dissimulent dans les fourrés pour attendre l’ennemi. Après une longue attente, le Brigadier VIALLE signale des Cavaliers allemands. En fait, c’est tout un Corps de Cavalerie, celui de Von MARWITZ, que les Dragons ont sous les yeux.
Le Sous-lieutenant CHAMBE charge alors le Maréchal des Logis ROY de porter en toute urgence ce renseignement au P. C. de la 10ème D. C. afin d’obtenir des renforts et des pièces d’artillerie. Quant à ces cavaliers allemands qui mettent pied à terre, ils ne se doutent absolument pas qu’ils sont épiés par une vingtaine de Français... Puis, les Allemands se remettent lentement en marche et sont rejoints par d’autres éléments de cavalerie. Il semblerait qu’ils ne soient plus en retraite car ils prennent la route de Craonne où le son de la canonnade n’a pas cessé depuis la veille. Et le temps passe... .
À 13 heures 45, CHAMBE n’a toujours pas de nouvelles de son messager. Pressentant un mauvais présage pour le Maréchal des Logis ROY, Il désigne le Brigadier VIACROZE pour effectuer la même mission. Un peu plus tard, les deux messagers reviennent ensemble : le 3ème Escadron doit décrocher car la 10ème D. C. a reçu l’ordre de se replier de l’autre côté de L’AISNE. Le 20ème Dragons couvre la retraite et réussit non sans difficultés à contenir les troupes allemandes qui tentent de refermer la brèche derrière lui. Le soir, le front est stable
dans la région de PONTAVERT-GUIGNICOURT.
24e régiment d’artillerie
Le 14 septembre, le 24e RAC est devant Craonne où il subit, pendant 4 jours, l’assaut de troupes fraîches arrivées de Belgique. La position est trop désavantageuse pour le 18e Corps d’Armée ; il faut se replier sur Pontavert où, le 15 septembre, le 24e Régiment, sauve,par une manœuvre hardie, la situation. Cédant sous le nombre, notre infanterie abandonne La Ville-an-Bois, Le Colonel DUNAL installe alors le Régiment sur un mamelon, à 300 mètres au Nord de la route Pontavert-Guignicourt, avant de passer le ruisseau de la Miette ; les batteries sont massées sur plusieurs lignes, elles ouvrent un feu violent, à moins de 1.000 mètres, sur les colonnes allemandes qui suivent la route de Corbeny à Berry-au-Bac et les arrêtent. Pendant plusieurs heures, sous le feu des canons et des mitrailleuses ennemies, le 24e tient bon, permettant à notre infanterie de revenir à la charge ; la situation était rétablie.
Le 16 et le 17 se continuait devant Pontavert cette bataille de l’Aisne où le 18e Corps avait résisté victorieusement à tous les assauts et au cours de laquelle le 24H avait perdu 5 officiers, 6 sous- officiers et 76 hommes.
Source : Historique du 24e RAC