Bandeau
Les Amis du Bois des Buttes
Site de l’association

Notre association se propose de contribuer à la promotion d’un site méconnu du front du Chemin des Dames et de faire connaître les événements historiques qui en font dès septembre 1914, en mars-avril 1916, en avril-juin 1917 et en mai 1918, un haut-lieu de la Première Guerre mondiale dans l’Aisne.

17 18 septembre 1914
Article mis en ligne le 28 juin 2023

- 17 septembre -

Au levé du jour l’artillerie ennemie reprend le bombardement. Pilonné durant deux heures, le 18ème RI doit abandonner La Ville-aux-Bois à 10h. A la mi-journée la situation est la suivante : 18ème dans le bois des Buttes à l’ouest de la route de Pontavert, 57ème à l’est de la route, 123ème au sud du bois de La Ville-aux-Bois, position qu’il doit bientôt abandonner découvrant le flanc droit du 57. Les allemands tentent aussitôt de s’infiltrer mais sont repoussés par les 6ème et 8ème Cies.
Dans l’après midi les emplacements du 2e Bon sont traversés par un bataillon du 9ème R.T.A (régiment de tirailleurs algériens) qui doit reprendre à nouveau La Ville-aux-Bois. Raymond, le fantassin landais, voit passer ces combattants au teint mat, coiffés de la chéchia, en dolman bleu et or, pantalon bouffant blanc et large ceinture rouge. Ecrasés sous les obus et les tirs de mitrailleuses ils ne peuvent atteindre le village, subissent de lourdes pertes, et les rescapés sont recueillis par le 57. A la nuit tombée ils se replient sur Pontavert dans leur zone de départ.

- 18 septembre -

La nuit est relativement calme mais le matin ça recommence, encore et encore, comme les jours précédents, bombardements par calibres 105, 150, 210. Tentative d’infiltration sur la droite du 57 mais qui est repoussée.
Le ravitaillement arrive enfin. C’est le premier arrivage complet depuis 5 jours.
Puis dans l’après midi, enfin la relève ! La 35ème DI cède la place chaude à la 2ème (1er CA). Le 57ème est relevé par le 8ème de Saint-Omer. Raymond et ses camarades ont du échanger des mots d’amitié avec ces soldats « chtimis » venus du Pas-de-Calais et à l’accent bizarre, lesquels devaient trouver celui des gascons tout aussi curieux.
Les compagnies quittent leurs emplacements les unes après les autres et gagnent une zone située 1 km après le château de Pontavert, sur la route de Beaurieux. Les hommes s’installent au bivouac dans « le bois des couleuvres » sous une pluie torrentielle, encore. 

Durant ces 4 jours, les pertes ont été sévères pour le régiment. Couraud cite les chiffres suivants : Parmi les officiers 8 tués, 7 blessés, et 5 prisonniers dont les quatre médecins restés avec les blessés à Corbény le 14. Dans la troupe on dénombre 112 tués, 79 disparus, 438 blessés et 203 prisonniers. 852 hommes, le tiers de l’effectif, et soit presque le double du renfort reçu le 10 septembre.

Source : Le blog du 57e RI

Le 18 septembre au soir le 57e RI est relevé par le 8e RI

Source : Historique du 57e RI