23. Infanterie-Division
Ordres de bataille
(08.1914)
45e Brigade d’Infanterie : Leib-Grenadier-Regt. 100 | Grenadier Regt. 101
46e brigade d’infanterie : Schützen-Regt. 108 | Régiment d’infanterie 182
Hussard Regt. 20
23rd Field Artillery Brigade : Field Artillery Regt. 12 | Régiment d’artillerie de campagne. 48
1st Company / Pioneer Battalion 12 (rattaché de XII.AK) | Division Train Pont 23
Compagnie Médicale XII.1 | Société médicale XII.3
Histoire
La division a été mobilisée dans le cadre de XII. Armeekorps / 3. Armee, et vit sa première action depuis plus de quarante ans dans la terrible bataille de Dinant le 23 août 1914. En septembre, il combattit dans la bataille de la Marne à l’ouest de Vitry-le-François, et fut transféré avec le reste du XII.AK à 2. Armée le 14. A l’arrêt des combats, le corps s’est établi sur l’Aisne au nord-ouest de Reims, où il est resté jusqu’en 1916 pour construire les fortifications sur lesquelles s’effondrera par la suite l’offensive française Nivelle.
En juillet 1916, des éléments des deux divisions furent retirés pour former la division ad hoc Francke pour s’opposer aux Français sur la partie sud du front de bataille de la Somme. Début septembre, le reste de la 23.ID suivait, tandis que tous les éléments affectés à la Division Franckeretourné à XII.AK à partir du 9 de ce mois et ont été remplacés par des unités non-saxonnes ; Le commandement du Generalmajor Francke fut alors officiellement numéroté comme le nouveau 212.ID.
Après avoir beaucoup souffert de la bataille, le 23.ID resta au sud de la Somme jusqu’à son repli vers Saint-Quentin dans le cadre de la retraite générale fin mars 1917. En avril, il reprit du service en Champagne à l’est de Reims, où il contribua à vaincre l’offensive française avant de rester sur ce front pour le reste de l’année. En janvier 1918, il retourne brièvement dans la vallée de l’Aisne à Brimont au nord de Reims, pour être retiré fin février pour servir de division Angriff.avec 18. Armee dans l’offensive à venir. Initialement en réserve, il a pris part à la course vers l’ouest au nord de Saint-Quentin et a connu de violents combats au début d’avril. Après s’être reconstruit sur le front de Champagne alors tranquille, il a repris un secteur nouvellement capturé au sud de Soissons aux troupes d’assaut épuisées à la fin juin. Retiré à la fin du mois, il est engagé dans l’offensive avortée de la Marne le 15 juillet puis dans les combats défensifs acharnés qui s’ensuivent.
Merci à Jürgen Schmieschek pour le commentaire cet article sur Facebook
_ Le 108th Rifle Regiment ne quitte pas la zone en février 1916, mais comme toute la 23rd Infantry Division seulement fin août 1916. Le 10 mars 1916, le 108th Rifle Regiment prend d’assaut la montagne de La Ville aux Bois et la défend contre la contre-attaque française du 25 avril 1916.
Le 182nd Infantry Regiment n’appartient à la 23rd ID que jusqu’à fin mars 1915. Ensuite, il y a eu une réaffectation des divisions du côté allemand. Dès lors, seuls trois régiments d’infanterie appartenaient à une division et l’IR 182 fut éliminé et transféré dans une autre division.
Le Jäger Battalion 12 n’appartenait pas à la 23e division d’infanterie, mais à la 32e division d’infanterie. Les deux divisions formaient la XII. Corps d’armée (saxon). Le bataillon Jäger 12, comme toute la 32e division d’infanterie, était déployé de l’autre côté du canal, principalement sur la côte 108.
Au début de la guerre, le Uhlan Regiment 17 et Guard Rider n’appartenaient pas à la 23rd Infantry Division mais à la 8th Cavalry Division à l’est. Le régiment de hussards 20 appartenait à la 23e division d’infanterie.
Les combats près de Juvincourt - La Ville aux Bois
Le 13 septembre, des parties de la 7ème Armée ont été placées dans l’interstice menacé entre la 1ère et la 2ème Armée, entre Craonne et Berry au Bac. Il restait pourtant le risque d’une percée à Juvincourt, car les forces principales de la 7ème Armée étaient encore en route.
La réserve de la 2ème Armée, un groupe sous le commandement du Lieutenant Général Steinmetz, avait traversé l’Aisne.
Le 14 septembre près de Neuchâtel. En face, l’ennemi avait atteint La Ville aux Bois. Face au 15°Régiment d’artillerie qui formait l’aile gauche de la 7ème Armée, les Français se trouvaient près de Corbeny-Craonne.
Le 15 septembre, le 12. Régiment d’artillerie et le groupe Steinmetz furent chargés de rejeter l’ennemi au delà de l’Aisne et de barrer les passages à Pontavert et à Berry au Bac.
Le régiment s’est mis en marche dès 3h.15 du matin à la croisée du chemin à 1,5 km à l’ouest d’Aumenencourt et marcha de là vers Prouvais en passant par Neufchâtel. Du sud, on entendit le bruit des tirs et dès qu’il fit jour on pouvait voir les nuages blancs des shrapnels dans toute la vallée de l’Aisne. Arrivés à 8 heures du main à Prouvais, nous avons reçu l’ordre de bifurquer au nord-ouest de Prouvais et d’avancer vers Juvincourt. C’est la partie nord de Juvincourt qui fut désignée au régiment comme cible d’attaque, tandis que 182 R.I . devait avancer vers la partie sud de cette localité. La route traversant Juvincourt (d’est en ouest) constitua la ligne de séparation entre les deux régiments.
Suite aux grandes pertes, le régiment fut nouvellement formé dès le matin. A partir des compagnies du 1°bataillon, on avait formé une compagnie sous la direction du Capitaine von Elterlein, du 2°bataillon une compagnie sous le commandement du Capitaine von Einsiedel. Ces deux compagnies furent placées sous les ordres du Commandant Wagner. Le 3°bataillon garda ses compagnies, même si elles étaient très affaiblies en nombre d’hommes.
Les bataillons s’étirèrent d’abord sous abri en direction de la plaine de Prouvais, ils traversèrent la ligne de chemin de fer Guignicourt-Amifontaine et avancèrent pour leur mise en place vers les bois à 2,5 km au nord-est de Juvincourt. De là ils avancèrent comme suit : le 3°bataillon en première ligne, le bataillon Wagner en deuxième ligne et la compagnie de mitrailleurs à l’arrière au centre. Bien que les bataillons durent traverser le terrain en pente douce vers le village et sans abri sous le feu de l’artillerie ennemi, ils réussirent d’atteindre Juvincourt sans pertes. L’infanterie ennemi avait déjà abandonné le village. Pour cette raison les bataillons reçurent l’ordre d’avancer dans un premier temps seulement jusqu’aux limites occidentales du village et de l’occuper.
Peu après, l’ennemi cessa son feu d’artillerie sur Juvincourt. Ainsi il a été possible de rapprocher les cuisines de campagne et de distribuer le repas de midi.
A 13h30 (15/09/1914) arriva l’ordre d’attaquer La Ville aux Bois. La section des deux côtés de la route de Juvincourt à La Ville aux Bois fut attribuée au régiment. A droite, il était relié au 178eR.I., à gauche au 182eR.I. Le Commandant du régiment plaça la compagnie von Einsiedel du bataillon Wagner dans une section au nord de la route, le 3°bataillon dans une section au sud de la route, l’aile gauche près du moulin à 2 km au sud-ouest de Juvincourt. La compagnie von Elterlein et la compagnie de mitrailleurs restèrent comme réserve dans le défilé proche de la sortie sud-ouest de Juvincourt.
Les compagnies avancèrent en lignes de tir espacées sur la plaine pratiquement sans abri sous un feu d’artillerie très nourri. L’ennemi occupa la route de Corbeny à Berry au Bac avec son infanterie qui arrosa également l’avance de nos lignes de tir d’un feu soutenu. Dès qu’elles se furent approchées à 500 m environ et qu’elles ouvrirent également le feu, l’ennemi quitta ses positions et se retira dans les bois denses de La Ville aux Bois.
Vers 15h30, les premières lignes de tir atteignirent la route et y restèrent dans un premier temps, à l’abri du feu d’artillerie ennemi. Pour le moment, la poursuite de l’avance était exclue, d’autant plus que le 182eR.I. qui avait subi de fortes pertes par le feu d’artillerie, n’avait pas encore atteint la route avec le gros de ses troupes. Le Commandant du régiment donna l’ordre d’avancer vers La Ville aux Bois uniquement en liaison étroite avec le 182eR.I. et la 32° Division d’infanterie (178eR.I.).
L’assaut de La Ville aux Bois démarra à 18 heures en liaison avec le 178eR.I. à droite. La liaison vers la gauche avec le 182eR.I.,avançant dans la forêt en direction de Pontavert, n’a pas pu être maintenue en raison de la densité de la forêt. A plusieurs endroits, les Français résistèrent fortement. En particulier le soit-disant château devenait un foyer de combat sanglant. Après 1 heure de combat et avec le soutien du 178eR.I., La Ville aux Bois fut complètement nettoyée de l’ennemi, repoussé dans les forêts au sud du village. Les sorties du village vers Pontavert et Craonne furent sécurisées par des postes de garde bien équipés.
A 19h30 le régiment a reçu l’ordre suivant :
1. Les troupes maintiennent les positions acquises dans une ligne allant de La Ville aux Bois jusqu’au chemin qui mène en direction sud-est vers la route de Pontavert à Le Choléra et y creusent des tranchées. Il faut s’attendre à des avances de l’ennemi durant la nuit. Il faut absolument tenir les positions acquises.
2. Une réserve de corps (le 102°bataillon) et une réserve de la Division (III/101) bivouaquent dans Juvincourt et aux abords du côté est.
Le Commandant von der Pforte qui commanda également la compagnie Einsiedel du Bataillon Wagner était censé occuper le village La Ville aux Bois avec une compagnie en liaison avec le 178eR.I., de fortifier la place pour se maintenir dans le village. Le bataillon et la majorité de ses forces devaient rester prêts au combat et, en creusant des tranchées, tenir la position le long de la route de Corbény à Berry au Bac à la hauteur de la section avec le chemin menant de Juvincourt à La Ville aux Bois. Le bataillon fut rejoint par un groupe supplémentaire de mitrailleurs qui partit tout de suite à La Musette.
La réserve du régiment (la compagnie Elterlein et le reste des mitrailleurs) resta à la sortie ouest de Juvincourt.
Après la prise de La Ville aux Bois, la compagnie Einsiedel, croyant que l’attaque de Pontavert serait poursuivie comme il a été dit dans un ordre antérieur, avait avancé dans les bois vers le sud. C’est seulement lorsqu’elle rencontra des patrouilles du 182eR.I. qui l’informaient de l’abandon de l’attaque de Pontavert, que la compagnie se retira à nouveau vers La Ville. La sécurisation des sorties de la ville vers Pontavert avait été prise en charge par la 10° compagnie ( Capitaine von Zezschwitz) tandis que le reste du 3°bataillon, conformément aux ordres, s’était retiré vers la route pour se positionner à La Musette avec l’aile droite (9°compagnie). Sur son aile gauche (12° compagnie) le bataillon était en contact avec le 182eR.I. positionné 700 m plus au sud au bord de la route.
Après avoir constaté la sécurisation des sorties vers Craonne par le 178eR.I., la Compagnie Einsiedel occupa une ferme à la sortie sud du village La Ville aux Bois. Cette occupation devrait s’avérer désastreuse pour la compagnie.
Le régiment pouvait être très satisfait du succès obtenu. Malgré un fort feu de l’artillerie ennemie et malgré la résistance tenace de l’infanterie, il avait, dans un élan admirable, mené l’attaque à travers une plaine pratiquement à découvert ; il avait arraché l’important village La ville aux Bois à l’ennemi et l’avait repoussé encore plus dans la forêt dense.
Le 15 septembre, le régiment a été rattaché à la zone de commande de la 7° armée.