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Les Amis du Bois des Buttes
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Notre association se propose de contribuer à la promotion d’un site méconnu du front du Chemin des Dames et de faire connaître les événements historiques qui en font dès septembre 1914, en mars-avril 1916, en avril-juin 1917 et en mai 1918, un haut-lieu de la Première Guerre mondiale dans l’Aisne.

Le 33e RI
Article mis en ligne le 6 juillet 2025

Le 33e RI

LA VILLE-AU BOIS (Mai-Août 1915)

Dans la nuit du 18 au 19 mai, le régiment relève les fractions du 127e R.I. dans le secteur de la VILLE-AU-BOIS, Bois DES BUTTES, BOIS FRANCO ALLEMAND, cote 87 devant PONTAVERT.
A 100 mètres à peine des tranchées allemandes, soumis journellement à un bombardement par Minenwerfer, le 33e s’organise, creusant des tranchées, bâtissant des abris, installant créneaux et postes d’écoute, créant des défenses accessoires et patrouillant sans cesse dans le « No man’s land ».
Le 2 juillet, il appuie vers l’ouest dans le bois de BEAU-MARAIS, situé devant CRAONNE, au pied du CHEMIN DES DAMES. Dans l’eau jusqu’aux genoux, ne pouvant creuser de boyaux, il construit des gabionnades.
De nombreuses reconnaissances de nuit sont exécutées, au cours desquelles se distinguent tout particulièrement le sergent CARDON et le caporal MAGNIEZ, de la 7e compagnie.
Le 4 juillet, le général BRULARD, commandant la 2e D.I, vient remettre la croix de guerre, nouvellement instituée, à quelques braves du régiment : capitaine CHARUE, capitaine CORBEIL, lieutenant BAGGIO et 8 hommes.
Le 6, nouvelle remise de décorations par le général DUPLESSIS au lieutenant-colonel BOUDHORS, commandant de BRUIGNAC, lieutenants MAYOT, DUSSART et 16 hommes.
Le 17, le régiment va cantonner à PROUILLY et PEVY, dans la Marne, où le général FRANCHET D’ESPEREY remet, à son tour, quelques récompenses.
Le 33e est laissé à l’instruction jusqu’au 2 août. Le voici de nouveau
en secteur au BOIS FRANCO-ALLEMAND, au MONT DOYEN, à la CARRIERE et au BOIS DE LA MINE.
Les tranchées françaises et allemandes sont très près les unes des autres ; à certains endroits, elles ne sont séparées que par une épaisseur de parapet ; aussi les guetteurs aux créneaux doivent-ils monter la garde, revolver au poing.
La fusillade est incessante de part et d’autre, nous échangeons des projectiles nuit et jour, de grosses torpilles défoncent à tout instant nos abris, mais le 33e tenace et agressif conserve une supériorité marquée sur
son adversaire.
Les pertes, au cours de cette période, s’élèvent à 5 officiers et 214 hommes de troupe.

Relevé par le 401e R.I., le 2 septembre, le régiment va bivouaquer dans le bois d’HERMONVILLE 

Source historique du 33e RI