Le monument Britanique
Croix commémorative au 2e Bn Devonshire Regiment

La médaille et l’inscription sur le côté de la base
Levée en 1918 par le Battlion en souvenir de l’action ici du 27 mai 1918 la façade de la base porte la citation de la Ve Armée française :
« Le 27 mai 1918, à un moment où les tranchées britanniques faisaient l’objet d’attaques féroces, le 2e Bn Devonshire Regiment repoussa les assauts ennemis successifs avec bravoure et détermination et maintint un front ininterrompu jusqu’à une heure tardive. La fermeté de ce bataillon a permis d’organiser les défenses au sud de l’Aisne et d’achever leur occupation par des renforts. Inspiré par le sang-froid de leur vaillant commandant, le lieutenant-colonel RH Anderson Morshead, DSOface à un bombardement intense, les quelques survivants du bataillon, bien qu’isolés et sans espoir de secours, s’accrochent à leurs tranchées, au nord du fleuve et combattent jusqu’au bout avec une obéissance sans hésitation aux ordres. Ainsi, tout le bataillon, colonel, 28 officiers et 552 sous-officiers et hommes, répondit d’un commun accord et offrit sa vie en sacrifice sans réticence à la cause sacrée des alliés.
Signée Général Berthelot
Le monument a été transféré en face de la Mairie de La Ville aux Bois lès Pontavert


Cimetière britannique de la Ville-aux-Bois

Information historique
Le village de La-Ville-aux-Bois-les-Pontavert a été capturé par les Français, après de violents combats, en avril 1917 ; et le 27 mai 1918, la 50e division est chassée des hauteurs derrière elle, lors de la bataille de l’Aisne.
La 2e Devons et la 5e Batterie, 45e Brigade, RFA, ont remporté la Croix de Guerre pour leur courage dévoué à cette occasion, et une croix de granit, érigée par le Devonshire Regiment, se dresse sur la route principale près de l’endroit où le Bataillon a été anéanti.
Le village a été complètement détruit. Le cimetière britannique a été réalisé après l’armistice par l’ajout de tombes isolées provenant d’un vaste territoire et des cimetières suivants :
Cimetière allemand de Pontavert
Cimetière allemand de Sissonne
Cimetière allemand Notre-Dame-De-Liesse
Extension Allemande du Cimetière Communal de Prouvais
Cimetière militaire français de Bouvancourt
Une autre sépulture a été faite en 1920. Il y a maintenant 564 sépultures du Commonwealth de la guerre de 1914-18 commémorées ici, dont 413 ne sont pas identifiées. Il y a aussi deux sépultures de la guerre 1939-45, 1 étant un aviateur du Royaume-Uni et 1 étant un ressortissant étranger français.
Des monuments commémoratifs spéciaux sont érigés en l’honneur de quatre soldats britanniques, connus ou supposés être enterrés parmi eux. D’autres mémoriaux spéciaux enregistrent les noms de 18 autres personnes, enterrées dans certains cimetières allemands, dont les tombes n’ont pu être retrouvées.
Le cimetière couvre une superficie de 1700 mètres carrés et est entouré sur trois côtés par un mur de moellons bas.
Monument du 31e RI

À droite de l’ossuaire, se trouve e monument au 31e Régiment d’Infanterie . Initialement érigé pendant la guerre dans le cimetière provisoire de Monaco à Pontavert, le monument a été déplacé en 1920 à son emplacement actuel.
Il commémore les actes héroïques du Régiment lors des premiers jours de l’offensive de Nivelle (16-18 avril 1917) lors de la prise d’assaut de la Ville-aux-Bois
Le monument comprend une inscription de leur citation qui indique comment le 16 avril le régiment a été chargé de prendre le village de Ville-aux-Bois.
L’attaque a été un énorme succès avec le Régiment combattant un ennemi déterminé à travers le village et le Bois des Buttes capturant 1 500 prisonniers, 6 canons, 50 mitrailleuses lourdes et de nombreux mortiers de tranchée (Minenwerfer).
Profitant d’un bombardement réussi et d’un élément de surprise, les Français ont trouvé le départ assez facile et ont subi peu de pertes La marche est alors devenue plus difficile face aux positions de mitrailleuses allemandes toujours intactes et elles se sont bloquées à la périphérie du village.
Dans le Bois des Buttes, ils avaient capturé un tunnel qui s’étendait sur toute la longueur du bois et le sous-lieutenant Dubois avec seulement deux hommes a capturé la redoute principale en faisant 72 prisonniers.
Au cours des deux jours suivants, les soldats ont pris le village et ont poussé jusqu’à la N 44 où leur assaut a finalement été stoppé.
À la fin de l’attaque, le régiment avait capturé plus d’hommes que sa propre force effective, y compris deux commandants de bataillon allemands.
Stèle Apollinaire

À 200 mètres environ de la sortie de La Ville-aux-Bois-lès-Pontavert en direction de Pontavert, au bord de la route départementale 89, se dresse une stèle de granit signalée depuis la RD 1044 de Reims à Laon. Le 24 mars 1990, l’écrivain Yves Gibeau (1916-1994) avait convié ses amis, « non pas à une inauguration, mais à un pèlerinage » à la stèle qu’il venait d’ériger en hommage au poète, après deux ans de tracasseries. L’auteur d’Allonsz’enfants, qui s’était installé non loin de là dans l’ancien presbytère de Roucy, avait expliqué qu’initialement, elle devait être installée quelques dizaines de mètres plus au nord, au plus près de la position qu’occupait la section de Guillaume Apolllinaire. Les vers qu’il a choisis de faire inscrire dans la pierre sont extraits du poème « Rêverie » qu’Apollinaire avait envoyé à Lou le 11 mai 1915 avant de le reprendre en 1917 pour le recueil Calligrammes sous le titre« Les Saisons ».
À la date du 17 mars 1916, le poète Guillaume Apollinaire a noté dans son carnet : « Bombardement. Je lisais à découvert au centre de ma section, je lisais le Mercure de France , à 4 heures un 150 éclate à 20 mètres, un éclat perce le casque et troue le crâne. » Celui qui au 96e régiment d’infanterie était le sous-lieutenant Kostrowitzsky venait d’arriver au Bois des Buttes, au pied du Chemin des Dames, trois jours plus tôt.