Gabriel TURQUET
Vous êtes ici:   Home « Armée française « 1917 « Témoignages

Gabriel Marie Joseph Turquet est né le 28 juin 1897 à Laval en Mayenne, d'Alphonse Alexandre Turquet et de Gabrielle Virginie Véret. Ses parents, originaires tous deux de région parisienne, s'installent à Laval où son père Alphonse travaille en tant que notaire, place Saint-Vénérand. Les trois enfants du couple naissent à Laval : Marie en 1894, Gabriel en 1897 et Pierre en 1900.

TURQUET Portrait

Avant la guerre, Gabriel (classe 1917, Laval, n° 767) est étudiant, et se dirige naturellement vers le droit. En 1916, il est clerc de notaire dans une étude lavalloise. A son incorporation le 7 août 1916, il intègre le 30e régiment d'artillerie de campagne, puis rejoint le 4 mai 1917, le 45e régiment d'artillerie.

TURQUET Fiche Matricule

Une fois mobilisé, il part du dépôt d'Orléans en mai 1917 et est envoyé au front dans l'Aisne près du plateau de Craonne. Il est d'abord canonnier puis devient par la suite téléphoniste ; son rôle est d'assurer les communications entre les batteries, en effectuant la maintenance des lignes et en tenant le central. A l'écart des premières lignes, le poste est cependant dangereux car il nécessite de fréquentes sorties à terrain découvert et plusieurs fois au cours de ses missions, Gabriel a failli perdre la vie.

Tunnel Bois des Buttes

Le 4 mai, Gabriel TURQUET est dans son dépôt à Orléans et se prépare à partir le lendemain au front. En arrivant au Bois des Buttes près de Craonne dans l'Aisne, il est assez impressionné par ce qu'il voit "Oh, quel spectacle ! Chers parents, je vous enverrai mes photos. " (14 mai). Il loge dans une sape et passe ses journées dans sa batterie. Pour lui, le plus dur est le manque d'hygiène et le fait de devoir garder ses vêtements tous les jours 
Sa batterie bombarde les lignes allemandes : " nous tirions par rafales, j'ai fait le chargeur. Il faut être vif et habile pour s'écarter du recul de la culasse et du renvoi de la douille " (23 mai). Il décrit aussi son poste de tir : " un groupe comprend quatre batteries soit seize canons, quatre par batteries ". Il doit souvent porter un masque à gaz à cause des obus à gaz allemands et trouve cela inconfortable pour écrire.
Il commente ses photographies : " la petite colline que vous voyez dans certaines vues est le fameux Bois des Buttes percé de trois tunnels, du haut duquel nous pouvons voir Laon et le Chemin des Dames dont on parle tant " (23 mai).

Bois des Buttes

Fin mai, il s'étonne du manque de réactions des Allemands, qui ne répondent pas à leurs tirs et pense que ces derniers préparent une offensive. Le moral des troupes est bas et à son goût, il entend trop souvent l'Internationale (31 mai). Le 3 juin, il reçoit l'ordre d'assurer la liaison entre le commandant et le colonel qui est à Pontavert (Aisne) ; surpris en chemin entre des tirs croisés, il se retrouve coincé dans les boyaux sous des feux, s'en sortant miraculeusement en se cachant dans une sape. Les Allemands sont de nouveau très actifs par leur artillerie et leur aviation.

Source: http://recherche-archives.vendee.fr/

nach oben